Tigran Hamasyan, piano
Janny Nazaryan, Qristina Voskanyan - sopranos
Lilit Yedigaryan, Ruzanna Grigoryan - altos
Aren Avetyan, Ruben Karaseferyan - tenors
Arno Zargaryan, Garik Hayrapetyan - basses
Tigran Hamasyan, né le 17 juillet 1987 à Giumri (Arménie), apprend le piano à l'âge de deux ans. En 1997, quand sa famille déménage à Erevan, il étudie Duke Ellington, Thelonious Monk, Charlie Parker, Art Tatum, Miles Davis, Bud Powell. À cette même période, il met au point ses premières compositions. Bercé ensuite par le jazz et la musique classique, le jeune pianiste prodige apprend nombre de standards par coeur et s'essaie à l'improvisation, puis à la composition. A seulement onze ans, il parvient à se produire lors du premier festival de jazz d'Erevan, capitale arménienne. Lors de l'édition suivante en 2000, ce sont les pointures Chick Corea et Avishai Cohen qui viennent le féliciter. Un autre pianiste Stéphane Kochoyan, le fait connaître dans plusieurs festivals européens.
Avant de partir à la découverte des studios, Tigran Hamasyan multiplie honneurs et récompenses : 3ème prix du Concours Marital Solal à Paris en 2002, 1er prix des festivals Jazz à Juan (catégorie révélation) et Montreux en 2003, et 3ème prix du Concours Piano Jazz à Moscou en 2005. L'année suivante sort son premier opus World Passion marqué dès le départ par un éclectisme dont il ne cessera de faire preuve.
Lauréat du prestigieux Concours Thelonious Monk présidé par Herbie Hancock en 2006 et désormais installé à Los Angeles (puis à New York en 2008), le pianiste arménien réalise un nouveau choc des cultures dans son deuxième album New Era (2007), enregistré avec les frères François et Louis Moutin et son compatriote Vardan Grigoryan au duduk (instrument à vent traditionnel arménien). Sur A Fable (2011), il se présentait dans le plus simple appareil : en duo avec son piano. Au menu, des éclats de pop minimaliste, des mélodies de sa patrie natale et des relectures habitées de standards tel Someday My Prince Will Come. Plébiscité aux quatre coins du monde, l'opus remporta une Victoire de la Musique.
Shadow Theater sert de titre de baptême au disque sorti en 2013. Il faut l'entendre comme une invitation à passer de l'autre côté du miroir, dans un monde imaginaire et onirique qui doit autant à Tim Burton qu'à la tradition du « théâtre d'ombres ». Avec ce disque le jeune arménien explore encore de nouvelles pistes tout autant électroniques que soniques et s'affirme comme un ébouriffant songwriter doublé d'un chanteur au timbre fragile.
