Six amis qui viennent à bout de leur chemin envers la gloire musicale, qui deviennent même de véritables vedettes pour revenir enfin brutalement au bas fond des réalités politiques - voilà l'histoire des Comedian Harmonists qui est devenue une légende - aussi sur la "Große Treppe" à Schwäbisch Hall.
Maintenant ou jamais commence exactement là où s'est terminé le premier épisode, en 1935. Au comble du succès de ce groupe, les Nazis l'interdisent à causes des membres juifs. Trois chanteurs restent en Allemagne, les autres émigrent en Autriche. Les deux moitiés orphelines des Harmonists se réassortissent comme sextuors en engageant chacune deux nouveaux chanteurs, ce qui aboutit à la formation du "Meistersextett" à Berlin et des "Comedy Harmonists" à Vienne. Les deux ensembles originaux autour de chaque fois trois musiciens remplaçants apparaissent avec des programmes entièrement différents. La section au Reich fait la navette sous le nom de "Meistersextett" avec de la musique d'ambiance allemande et chante pour la Partei, qui néanmoins dissout l'ensemble en 1941 faute de succès. La troupe d'émigrants cependant relance encore une fois leur carrière en tant que "Comedy Harmonists". Leur programme international connaît de grands succès surtout en Scandinavie, en Australie et aux États-Unis. Leur dissolutionest provoquée, elle aussi, par les Nazis, bien que de façon indirecte: après que le père du baryton Roman Cykowski a été tué au ghetto de Varsovie, son fils prend sa succession en tant que maître de chapelle de la communauté juive. Ses anciens alliés capitulent alors eux aussi et s'adonnent à d'autres activités.
C'est l'histoire de séparation, d'amitié, d'opportunisme et de survie aux mauvais temps, racontée du point de vue du fondateur des Comedian Harmonists. Selon l'idée d'Harry Frommermann, vieilli et obsédé depuis toujours de l'idée d'unir plusieurs voix en une seule sonorité, il se fait alors le portrait d'une époque qui a marqué notre histoire de façon incomparable et avec une musique sans pareils jusqu'au jour actuel. C'est ainsi qu'une partie d'histoire contemporaine redevient vivante de façon à la fois pensive et amusante avec au centre la musique qui relie de façon incomparable la musique classique, le jazz, la tube et la chanson populaire. Fréquents sont les chansons au "sound" véritable des Comedian Harmonists, mais à côté des classiques inusables comme la célèbre "Veronica" se retrouvent également des titres qui ne sont pas associés immédiatement à ces interprètes, comme "Ich wollt ich wär'ein Huhn", "la chanson des sept nains" du dessin animé "Blanche Neige" de Walt Disney, et "Chattanooga Choochoo" de Glenn Miller. En plus, un ensemble de danseurs et chanteurs fait resurgir le temps des années 30 à 50.
