Die Dreigroschenoper

de Bertolt Brecht Theater an der Ruhr Mülheim. mise en scène: Roberto Ciulli dramaturgie: Helmut Schäfer décors: Gralf-Edzard Habben costumes: Klaus Arzberger, Dejan Radulovic direction musicale: Matthias Flake

Rares sont les pièces des années 20 de notre siècle dont la représentation peut s'orner d'une tradition si remarquable et vaste que celle de la Dreigroschenoper. Or souvent, ce furent ces fréquentes représentations mêmes à entraîner une pratique théâtrale standardisée et raide qui alors empêcha de voir la véritable thématique de la pièce. Deux sujets cependant traversent la pièce comme le célèbre fil d'Ariane: la critique de la pratique bourgeoise et vétuste de l'opéra, déjà annoncée dans le titre, ainsi que la sexualité et de l'économie dont la fusion incite l'action dramaturgique.

Au début de la pièce, Mackie Messer est déjà arrivé plutôt à la fin da sa carrière et se retrouve entouré d'une clique qui n'a jamais su dépasser le rang de bandits ordinaires. De plus, il a perdu toute son influence sur les hommes puissants de la ville, sur le capital et la justice, comme désormais, des associations, voire de véritables consortiums, dominent ce commerce criminel. Peachum, son beau-père malgré lui et un concurrent acharné, exploite le phénomène de la misère sociale qui est plus rentable qu'un simple hold-up.

Presse
Ciulli agit indirectement, toujours entre le sérieux et la grosse comédie, entre la clownerie et la mélancolie. Á la carotte et au bâton, il dirige ses figures dans l'arène qui est un véritable cirque, et donc le monde. Grâce à une faculté de transformation remarquable, le régisseur montre que là, la seule chose que l'homme peut oublier est qu'il est un homme. Der Landbote, 23 janvier 2003

Nous connaissons bien la Dreigroschenoper, mais avec la mise en scène de 1987 du Théâtre de Mülheim à la Ruhr s'ajoute une nouvelle nuance à la série d'interprétations légendaires. Lors de la représentation quasiment complète dans la "Paderhalle", environ 800 spectateurs assistaient à une soirée Brecht pleine de poésie, de décors fantastiques et de musique grandiose, associée à merveille à un mélange entre la Commedia dell'arte et le Cirque Roncalli.
Ulla Meyer, Neue Westfälische, 30 avril 2004
 
Brecht a réalisé tous ses personnages en tant que "types" en suivant son procédé célèbre d'aliénation ("V-Effekt"), ce qui entraîne une représentation exagérée, démonstrative et enthousiaste: Lucy (Petra von der Beek) et Polly (Simone Thoma) languissent en "duo de jalousie" comme les vedettes d'Hollywood devant leur microphone. Ferhade Feqi, Fabio Menendèz, Maria Neumann et Steffen Reuber nous fournissent en abondance des moments à se bidonner impayables quand ils vautrent en leur double rôle de bandits incultes et de prostituées en dessous dentelliers. "Jenny des bouges", jouée par Volker Roos, excelle comme maîtresse danseuse et - ensemble avec Macheath - dans la ballade grossière des ruffians. C'est vraiment avec bravoure que Ciulli a réussi cette mise en scène pétillante d'un spectacle de presque trois heures.
Eiko Donay
Cube 521 1-3, Driicht, Marnach, Luxembourg

Calendrier

Newsletter

Plan de salle

En raison d’une demande croissante de notre public, nous avons agrandi notre salle. Téléchargez notre nouveau plan de salle en format pdf.

Espace Pro/presse

Connexion

Les documents de presse pour les manifestations respectives, si disponibles, seront affichés dans la fiche de la manifestation sous l'onglet "Presse"

Email ou mot de passe invalide. Il est aussi probable que votre compte n'ai pas encore été validé par un administrateur.

Demande d'inscription
Une erreur est survenue lors de votre inscription. Veuillez vérifier vos informations.
Votre inscription a été enregistrée. Votre compte sera actif dès lors qu'un administrateur l'aura validé.