Emmanuel Bardon
Direction artistique
Gülay Hacer Toruk, Mashal Arman, Emmanuel Bardon, chant;
Shadi Fathi Tar, sétar;
Isabelle Courroy, flûte kaval;
Aliocha Regnard, nyckelharpa, fidula;
Emmanuelle Guigues, kamensheh, vièle;
Aroussiak Guevorguian, kanun;
Gwénaël Bihan, flûte à bec;
Philippe Roche, oud;
Henri-Charles Caget, Ismaïl Mesbahi, percussions.
Musique à la cour de Soliman le Magnifique.
Sous le règne de Soliman le Magnifique, l’Empire ottoman est à son apogée : il est craint dans toute l’Europe, et Istanbul émerveille le monde occidental. Pour Soliman, la “Sublime Porte” n’a pas seulement une position stratégique privilégiée pour le commerce ou la guerre mais une vocation à rassembler les cultures d’Orient et d’Occident. D'abord indifférents, les deux mondes sont devenus curieux l'un de l'autre, séduits, voire fascinés, ouverts enfin à des influences réciproques.
Aashenayi (Rencontre, en persan) témoigne de ce fourmillement culturel et invite à un voyage aux confins des musiques anciennes et traditionnelles. Les échos de la Perse, de la Turquie et de l’Europe se mêlent à la musique des chanteurs et instrumentistes constituant l’ensemble Canticum Novum. Chacun joue avec les couleurs de sa tradition musicale à travers les filtres de notre temps pour créer une expression commune.
En redécouvrant et interprétant des répertoires de musique ancienne, Canticum Novum tisse des liens entre la musique européenne et le répertoire du bassin méditerranéen, riche de l’union du monde chrétien et d’un Orient marqué d’une double hérédité juive et mauresque. Ces programmes reflètent par ailleurs une autre ambition de Canticum Novum, celle de positionner l'aventure humaine et l'interculturalité au cœur de ses projets. Autour des problématiques de l’identité, de l’oralité ou encore de la transmission, Canticum Novum s'attache à créer un dialogue sans cesse renouvelé avec son public et à l'accompagner par la découverte, la pratique et la création.
